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Nouvelle Agression de Ghislain Gilberti. Communiqué officiel des Editions Ring.

Nouvelle Agression de Ghislain Gilberti. Communiqué officiel des Editions Ring.

 

Lundi 27 février, 18h30.
Ghislain Gilberti marche seul dans le centre-ville de Belfort. Reconnu par trois jeunes, des insultes fusent dans sa direction, il se retourne, accélère sa marche. Les jeunes le désignent et l'insultent, courent vers lui et le bloquent finalement près d'un pont. Ghislain Gilberti est mis au sol, reçoit une pluie de coups de pieds au corps et au visage, d'injures (« bâtard d'islamophobe », « facho », « fils de xxxx »). Des douleurs persistantes et des difficultés respiratoires typiques laissent penser que des côtes sont brisées des deux côtés. Les dizaines de coups au sol aggravent l'état de sa main gauche, déjà brisée lors de la première agression gravissime du 4 septembre 2016 où il frôlait l'amputation en novembre dernier et qui le maintient toujours en intense rééducation. Il parvient à neutraliser l'un des agresseurs et la police arrive rapidement à la suite des appels de témoins. Deux des agresseurs ont été emmenés au poste de police le plus proche et une plainte sera déposée aujourd'hui. Pour contextualiser : en mars 2016, à la suite de la parution d'un polar publié aux éditions Anne Carrière et qui mettait en scène un groupe terroriste qui finance ses actions par un ignoble trafic de drogue, Le Festin du Serpent, "un groupe salafiste sonnait à la porte du domicile de Ghislain Gilberti et proférait des menaces de mort contre ses enfants et sa copine, à coups de kalachnikov à travers la porte » (L'Est Républicain). Ghislain précisait au quotidien lorrain que « les auteurs de la menace n’ont pas lu le livre, ou l’ont seulement parcouru. Je n’y insulte pas l’islam. Je suis au contraire un défenseur de tous les cultes et je combats les actes racistes au sein d’un mouvement antifasciste. » Il était mis sous protection policière pendant quelques semaines. Personne ne peut mesurer l’immensité du chagrin que porte Ghislain ce soir, après l’exacte expérience de l'injustice.
Six points :
1. Ring a demandé aux autorités une protection policière suite à sa première agression physique (6 mois après les coups de kalachnikov à travers son appartement).
2. Il nous a été répondu que les demandes de protections explosaient depuis le 7 janvier 2015 (principalement d'ailleurs de célèbres journaux pourtant revendiqués "bien-pensants") et que les effectifs ne permettent plus ce type de dispositif. Ce qui est tragiquement vrai, comme l’incarnation d’un châtiment.
3. Ghislain Gilberti est un activiste No Border de longue date. Il a rendu sa carte d'Antifa quand "il a compris la vraie nature de ses anciens acolytes."
4. Nous publions des romans et des documents réalité, sans filtres et nous continuerons d'exercer cette liberté irrécusable d'informer ou de répondre à une communauté éprise de littérature noire totale et de culture pop. Plus vous pensez nous ralentir, plus nous accélérons. Plus vos impostures s'étendent, plus la communauté Ring grandit. Terrible héritage des attentes supérieures.
Tous les horizons se croisent chez Ring. Cela s’appelle la liberté et Ring, éditeur entre autres de Zineb El Rhazoui, Marsault et Waleed El Husseini, accueille depuis l'origine nombre de ses gladiateurs vivants. Ring, comme Charlie Hebdo, a passé un pacte avec la liberté. L’aimer jusqu’à la mort.
5. Aucun média national n'a parlé de l'agression de septembre. Aucun média national ne parlera de celle-ci. Concentrez-vous : remplacez Ghislain Gilberti par un journaliste des Inrocks ou de Libération. 100 articles en trois heures, prime sur France Inter, l'équipe de Quotidien demain à Belfort.
Personne n'en parle / toute la France en parle.
6. Disons-le d'une traite : les ennemis de Ghislain Gilberti sont les ennemis de cette liberté. Mais n'oublions pas que dans l'angle mort de ceux qui portent les coups, il y a ceux qui arment mentalement les agresseurs ou les protègent indirectement. Ces adversaires, vous l'avez lu de vos yeux lu avec l'actualité récente, ont leurs propres collaborationnistes médiatiques, politiques, culturels, experts dans l'art du silence, de la dissimulation par la calomnie et de la justification, tous subventionnés par le contribuable comme le précisait Houellebecq en Argentine le mois dernier, sans la moindre exception. Il faut désormais leur faire porter l'opprobre à leur tour et leur dire qu'un jour ils porteront la responsabilité morale des crimes de l'islamisme. Quand nous pensons que beaucoup de ceux qui disaient sans vergogne que "Charlie allait trop loin" ont eu le culot de venir marcher le 11 janvier. Qu'ils n'oublient pas que le Diable punit toujours ses alliés. Devant l’édifice immense de notre souvenir, le vrai procès moral qu'attendent les victimes du terrorisme ou de ce type d'intimidations ultraviolentes n'est pas celui des agresseurs, mais celui de ces gens-là. De cette trahison française. Ce procès arrive dans un mois en librairie avec Waleed Al-husseini. Depuis le fragile fragment de liberté qu'il nous reste, où la France a quitté les cimes où son courage l'a jadis porté, regardons attentivement si la presse joue son rôle cathartique en s'emparant enfin de ce tabou décennal, ou si elle laisse cet angle mort aux chocs des réseaux sociaux, annonciateurs d'un cyclone bien plus tragique encore.
Beautés mortelles, dansons vite avant l'Apocalypse.
David Serra
Fondateur et directeur de RING
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